Juan d'Oultremont
Homme d'attaque 

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Des arrêts de morts signés par Andy Warhol et Joseph Beuys, des installations, des performances, des romans, une pièce de théâtre, un tube ayant pulvérisé le top 50 (Cœur de loup chanté par Philippe Lafontaine, c’est lui aussi), des pochettes pour le label jazz Blue Note ou encore une émission culte (feu Le jeu des dictionnaires sur la RTBF), le moins qu’on puisse dire de Juan d’Oultremont est qu’il est un homme d’attaque. Egalement fondateur de Cissiste International en 1975, Juan d’Oultremont est un tourbillon schizo que rien ne freine ; on a déjà admiré ses drapeaux belges pour daltonien sur les façades bruxelloises et ses dessins érotiques. Pour compléter l’étrange tableau, il ne lui restait plus qu’à donner de la voix et c’est maintenant chose faite, depuis que Benjamin Schoos lui a tendu le micro-fusil sur deux albums (2006,2008)
Quatre ans plus tard, le revoici donc avec « Homme d'attaque », un véritable recueil de chansons bien dressées et produit par Benjamin Schoos. Jamais en manque d’une nouvelle expérimentation, le grand collectionneur d'objets sonores qu’est Juan a compilé des extraits qui ont servi de base à l'écriture des morceaux : un son d'homme et une femme montant un escalier de fer, des chiens hurlant, un document sur la tuberculose ...
Parcouru de tocs et de tics, « Homme d’Attaque » fut ensuite passé à la moulinette aux pieds de la bute Montmartre, dans le studio mythique parisien CBE (de feu Bernard Estardy) en utilisant de manière fétichiste chaque étape de l'enregistrement à l'ancienne et ce sans sampling ni programmation - fait rare pour de la musique électronique. Les prises de voix ? Enregistrées avec le micro personnel de Claude François, celle parlé avec le micro utilisé par Joe Dassin sur L’été indien. Quid des instruments acoustiques et synthétiseurs vintage ? Ce sont ceux ayant servi sur les sessions de Lee Hazlewood, Michel Sardou, Gerard Manset, ... Quand aux instruments électroniques, on a fait appel à de vraies boite à rythmes rétro et des synthétiseurs analogiques.
Singulier et ludique, la réalisation de ce disque inc(l)assable est loin d’être anecdotique. Pour la première fois dans la discographie de Juan, le boxeur de mots frappe l'auditeur d'une force mélodique et d'une élégance instantanée. Avec ce timbre vocal si particulier, Juan d'Oultremont plonge dans un son rétro synth-pop pour distiller son style acerbe. Avec « Homme d’Attaque », Juan manie la folie avec dextérité, nonchalance et lucidité. Pas vraiment une surprise pour les connaisseurs du Juan, le surréalisme ça fait longtemps que c’est son dada 

 

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Juan d'Oultremont on Freaksville Record



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